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Les noix Rhita
pour le lavage

Les noix "Rhita" pour le lavage sont très populaires en Inde et au Népal, où elles sont utilisées notamment pour les lavages de textiles précieux (soie, cachemire...).
Nous imortons nos noix d'Inde où nous avons mené sur place une véritable action durable par la mise en place du soutien financier et d'une nouvelle unité de conditionnement situé dans l'Himachal Pradesh.

Nous connaissons personnellement les acteurs de notre filière d'importation, et avons mesuré sur place l'impact modeste mais favorable de notre demande sur l'économie locale. Produit issu de l'agriculture biologique certifié par Ecocert SAS F - 32600

Les Noix de lavage proviennent d’un arbre poussant notamment en Inde, au Pakistan et au Népal nommé Savonnier (Sapindus Mukorossi). Utilisées depuis toujours par les populations locales, elles apparaissent désormais en Europe où elles offrent une véritable alternative à l’usage de produits polluants.

Les fruits du savonnier produisent de la saponine, substance naturelle protégeant l’arbre contre les insectes. Lorsque les noix sont placées dans le lave-linge, elles libèrent la saponine, qui entre en émulsion avec l’eau et nettoie véritablement le linge, tout comme le ferait une lessive usuelle ! Car la saponine est aussi un agent lavant naturel et écologique, qui permet de réaliser des lavages quotidiens efficaces, tout en préservant l’environnement. De plus, le linge reste agréablement doux, et les couleurs sont préservées. L’intérêt des noix de lavage est autant écologique qu’économique, car elles ont de multiples usages : en décoction (faire bouillir les noix dans de l’eau) elles permettent de préparer shampooing, savon, nettoyant ménager… Sans aucune toxicité !

Après utilisation, les noix peuvent même être compostées. Il va sans dire que le nettoyage du linge et l’entretien de la maison est une source très importante de pollution chimique. Les noix de lavage sont une réponse écologique pour tous ceux qui ressentent la nécessité d’adapter leurs habitudes quotidiennes à la préservation de leur environnement. Nos emballages sont fabriqués en coton issu de l'agriculture biologique.

Mode d’emploi : Les noix sont présentées déjà coupées en deux, car on leur a enlevé leur noyau. Placez 4 à 6 de ces demi-noix dans le petit sac en coton fourni, et mettez-le dans votre lave-linge. Si l’eau est dure, utilisez 10 moitiés de noix. Elles peuvent être utilisées deux fois à 40° et une fois au-delà de 60°C (plus la température est élevée, plus la saponine se libère). Si vous désirez parfumer votre linge, déposez au préalable sur le petit sac en coton quelques gouttes d’huile essentielle de votre choix. Dans le cas d’un linge très sale, vous pouvez utiliser en complément un sel détachant non toxique (percarbonate de sodium).

Applications diverses
Après avoir utilisé vos noix en machine, vous pouvez les faire bouillir dix minutes de manière à obtenir une décoction ayant de multiples usages. Pour une solution concentrée, augmentez simplement le nombre de noix que vous ferez bouillir dans un litre d’eau : En Shampooing, l’eau savonneuse des noix de lavages respecte le cuir chevelu, permet un démêlage facile, et semble être efficace contre les pellicules.

En Nettoyant ménager : pour la cuisine et la salle de bain, remplace efficacement les produits chimiques ! En Savon : préparez une solution concentrée, avec laquelle vous pouvez remplir un distributeur à savon. Convient aussi au nettoyage des animaux.

Avantages :
• Biodégradable à 100%
• Ecologique : n’engendre aucune pollution chimique
• Bon pour la peau : ne provoque pas d’allergies, convient particulièrement pour le linge
des enfants.
• Renouvelable
• Economique
• Source de revenus pour les populations locales
• Efficace : remplace les lessives chimiques usuelles sans perdre la qualité du lavage.

Développement durable - Ethique - Transparence - Actions concrètes

Pouvez-vous nous renseigner sur les tarifs actuel des noix et les changements notables opérés depuis leur commercialisation?

Tout d'abord nous avons fait de gros efforts concernant la certification Bio et celle en commerce équitable que nous aurons dans un avenir proche. Nos tarifs ont baissé car nous avons augmenté d'une manière très importante nos volumes de commande, ainsi qu'amélioré fortement notre organisation générale (à noter : implantation de notre unité de production proche des lieux de ramassage des noix, alors qu'auparavant celle-ci était située à 350 Kms). Notre relation privilégiée avec notre fournisseur a permit une négociation favorable des prix, que nous avons bien sûr répercuté cette saison.

Suite à un article dans la presse prenant en référence une analyse de Marie Fougère et Jean-Marie Carité sur les noix de lavage, je tiens à exprimer mon droit de réponse, étant donné la gravité des propos tenus, qui sous la forme de « prévisions » , assène des contre-vérités qui ne brillent que par l’ignorance absolue des auteurs sur le sujet.

En premier lieu, sachez que leur analyse, qui vous a interpellée, n’a pas son origine dans les questions que pose l’importation des noix elles-mêmes, mais représente un copié-collé strictement théorique des interrogations naturelles et légitimes que soulève l’étude des possibles conséquences des monocultures. En ce sens, les propos de Marie Fougère et Jean-Marie Carité sont un strict écho des préoccupations fréquentes qui animent très justement toute personne écologiquement responsable. Les auteurs ne s’en cachent pas, étant donné qu’ils font dans cet article un parallèle, malheureusement incohérent, entre la « culture » de noix de lavage et le quinoa ou le café.

Ce qui est frappant dans leurs propos est l’ignorance de la réalité de ce que représente la collecte, le conditionnement et l’exportation des noix de lavage. Il est évident que les auteurs, très fortement auto-convaincus de la véracité de leurs dires au point d’interdire la vente des noix de lavage sur le salon Asphodèle, n’ont fait aucune étude des spécificités géographiques de l’Etat de l’Himachal Pradesh cité en référence, n’ont pas étudié les spécificités du type de biotope nécessaire à la croissance des « arbres à savon », et , ce qui est plus grave encore, n’ont interrogé aucun acteur de la filière pour confirmer, modérer, infirmer ou simplement enrichir leur analyse, ce qui est très « léger » d’un point de vue éthique.

Permettez-moi de répondre point par point aux arguments avancés par les auteurs, qui je vous le rappelle ne sont que des « prévisions », mais qui sont affirmées sans antithèse ni synthèse. Concernant les imaginaires « monocultures et déséquilibres régionaux », il est utile de savoir qu’aucun arbre, aucun brin d’herbe n’aura jamais été arraché pour planter un Sapindus Mukorossi. Aucune modification des pratiques agricoles ni du biotope naturel de l’Himachal Pradesh n’a jamais été réalisée ni ne le sera au profit des « arbres à savon ». L'une des raisons en est que l’Himachal Pradesh est l’un des états indiens les plus protectionnistes en matière environnementale, car il est l’un des greniers de l’Inde en herbes médicinales de montagne. Les savonniers et les herbes ayurvédiques se partagent le même biotope, ce qu’ignorent royalement les auteurs de votre article. Les biotopes sont protégés et les récoltes sauvages sont réglementées (ouverture des zones en alternance tous les cinq ans pour assurer le renouvellement et la préservation des espèces) et sont une source de richesse pour l’état et les collecteurs autorisés, bien plus encore que les noix de lavage. Concernant les soi-disant « conséquences à court terme », les auteurs semblent découvrir l’existence des noix de lavage… Or l’importation en Europe est en vigueur depuis près de quinze ans, notamment en Allemagne et à grande échelle. Les conséquences néfastes que craignent les auteurs sont déjà expirées ! Les quantités importées sur les marchés s’élèvent à plusieurs centaines de tonnes par an, et les marchés européens en sont réellement demandeurs, contrairement à l’opinion très personnelle qu’ils nous confient (les marchés « n’en demandent pas tant »). Mieux encore, les prévisions de « mise en culture, tendance à la monoculture » des savonniers - et arguments apparentés - sont géographiquement, écologiquement, économiquement et politiquement inconcevables pour les mêmes raisons que celles énoncées plus haut ! La réponse durable et raisonnable au « développement pour l’exportation de ressources vivrières sauvages » (rappelons que les noix de lavages ne se mangent pas) est apportée par l’antenne locale du Ministère de l’Agriculture indien par une distribution gratuite, effectuée en ce moment même et en partenariat avec notre entreprise locale, de pieds de sapindus mukorossi aux familles possédant un petit lopin de terre non cultivable (cour de ferme, bord de route, petit jardin, terrain vague), pour permettre de dynamiser l’économie locale en optimisant l’usage de terrains inutilisés ! Cette merveilleuse initiative est écologiquement, socialement et humainement indéniablement positive !


Remplissage des sacs en coton


Tri des noix

Nous souhaiterions interroger les auteurs sur la « déperdition de l’usage de la saponaire » qui nous laisse profondément perplexe, ne connaissant pas grand-monde qui utilise cette plante pour laver son linge… Quand à « l’aberration écologique de leur transport », dont l’étude comparative avec l’impact positif de l’usage des noix sur l’environnement est purement ignorée, le procès d’intention devient évident. Oui, les noix de lavage sont importées par bateaux, sur des porte-containers qui transportent des centaines de milliers de tonnes de marchandises diverses. Le résultat du calcul de l’énergie dépensée/kilo importé est dérisoire. Mais ce que les auteurs, organisateurs de salon bio ne réalisent pas, c’est que leur raisonnement simpliste pourrait être extrapolé à leur propre action : faut-il interdire les salons car les gens s’y rendent en voiture, toute organisation engendrant des déplacements collectifs devenant de fait une aberration écologique ? Voilà où mène l’absence de recul : à la désinformation, voire au ridicule.

Pour conclure, je souhaite sensibiliser les auteurs au fait que nous faisons vivre des dizaines de familles dans le village où notre unité de production est installée. Ce sera sans doute à Marie Fougère et Jean-Marie Carité d’aller leur expliquer qu’ils perdront peut-être leur travail grâce à leur volonté de sauver l’Himachal Pradesh des monocultures impossibles de savonniers. Car c’est malheureusement leurs propres prises de position gratuites et infondées qui peuvent provoquer des conséquences humanitaires et sociales, et ruiner des années d’un travail humainement, économiquement et écologiquement sain. Comment ne pas y penser, comment ne pas s’informer avant de lancer de telles polémiques ? Cet article relève très exactement de la fausse « bonne » idée, qui au nom d’un militantisme souvent justifié et que je respecte profondément, provoque encore des dérapages au parfum de fanatisme. D’autant plus qu’un des aspects du « néocolonialisme » dont je suis accusé en tant que responsable d’une « entreprise bien connue du commerce équitable » (et à ce titre je suis solidaire d’entreprises concurrentes qui me permettront aussi de réagir en leur nom) s’exprime à travers le sentiment exprimé par les auteurs d’une prépondérance de l’intelligence occidentale sur le pauvre indien analphabète qui, pour vendre des noix de lavages , va détruire son pays, affamer sa famille, et anéantir le patrimoine végétal des connaissances ayurvédiques multi-séculaires.

Non, chers auteurs, les choses ne sont pas comme vous le dites. Oui, l’engagement et les convictions des gens de bonne volonté sont plus que jamais nécessaires. Mais jamais sans discernement ni humilité.

Pierre-Alexandre HUBER


Nos références :
Sachet Noix Rhita pour le lavage en sac de coton bio 1 Kg
Percarbonate de sodium boîte carton 500g

  "Le percarbonate de sodium est un agent lavant qui ne contient ni chlore ni phosphate. Il détache, blanchit, et désodrise en se dissociant dans l'eau en carbonate de sodium, eau et oxygène. Pour la lessive, l'association
noix de lavage-percarbonate de sodium est une alternative particulièrement pertinente ! A utiliser comme une lessive classique à raison d'une à deux cuillères à soupe selon la dureté de l'eau".